08 juillet 2006
Robert's life
Voici un petit poème de mon cru crée par moi-même...
Il aime ça, cette sensation...
Ses cheveux ondulent, son tee-shirt gonfle...
Il se sens léger et très lourd à la fois...
C'est très rapide mais ça n'en finit pas...
Son visage est heureux, son corps regrette...
ÇA Y EST !
....il vient de s'écraser par terre.
10 juillet 2006
Le fabuleux destin d'un homme ordinaire
Bernard; un enfant bien élevé, ni beau, ni moche. Il était bon l'école primaire. Au collège et au lycée, il n'était plus que moyen. Lorsque venait le temps du choix de l'orientation, il était perdu.
En trente minutes, un conseiller d'orientation le persuadait de faire une école de commerce. Il obtenait son diplôme. De justesse. Il était employé par une entreprise très connue. Son travail - si s'en était un - consistait à ajouter des chiffres entre eux, les déposer sur du papier et les classer. Il rencontrait une femme, Juliette. Elle aussi travaillait dans cette entreprise. Au moins ils avaient un point en commun.
Quelques années plus tard, Bernard se lassait un peu de son travail. Il aurait aimé quelque chose de plus "exaltant". Mais son supérieur lui refusait sa demande de changement de poste. Il se résignait. Après tout c'est lui qui a le pouvoir.
Il avait fait avec Juliette deux beaux enfants. L'un était drogué, l'autre dyslexique. Bernard regarda un par un les membres de son clan, enfin dans la baignoire il se trancha les veines. Ce qui n'avait rien d'original.
Lettre d'un poète
Voici la lettre que j'ai écrite pour mon épreuve de français anticipée. Je vous laisse la lire avec plaisir j'espère.
Monsieur l'éditeur,
Je vous écris cette présente lettre afin de vous faire part de mon désir de publier mon recueil de poèmes dans votre maison réputée pour ses éditions de qualité. Il est vrai que je pense avoir fait un bon travail poétique - je joins d'ailleurs a cette lettre quelques uns de mes poèmes - pourquoi sinon désirai je l'éditer ? Je vais vous expliquer ma démarche.
En tant qu'artiste je suis très sensible sur tout ce qui m'entoure, autant, autant sur la nature que sur les homme, qui sont d'ailleurs mes sujets favoris. Conscient, lucide en fait et même un peu désabusé, je travaille beaucoup sur la psychologie de l'être seul ou dans la masse, qui très souvent change de comportement et j'introduis toutes mes observations et analyses dans des mondes imaginaires, des utopies ou encore des rêves.
Baudelaire disait: "la rue est un théatre". Je partage entièrement son avis car c'est dans la rue que je trouve très souvent toute mon inspiration, au milieu de ces gens qui ne se parlent pas et de dénoncer dans ces mondes parallèles que je crée de toutes pièces mais sans porter aucun jugement. De la vient l'ambiguïté intéressante car comment puis je le dénoncer sans porter de jugement ?
Je travaille quelquefois sous hypnose afin de trouver en moi d'autres sujets. Je fouille dans mon inconscient en analysant mon passé réel afin de créer un futur fantasmé pas seulement pour moi, mais pour tout le genre humain.
Tous mes poèmes apparaissent comme étant des rêves, parfois même des délires tant ils sont torturés. Mais il s'agit toujours au fond d'une idée, d'un travail autant psychologique que sociologique. C'est en cela que je me plais à me dire que je suis un rêveur sociologue et même quelque fois légérement philosophe sans trop vouloir m'avancer.
Je ne suis en fait qu'un observateur de la société. C'est pour cela que je construis des sociétés révées. Il ne s'agit en aucun cas d'apologues où l'observation se perdrait au profit de la leçon.
Je ne prétends en aucun cas inventer un nouveau genre ni même repousser les limites de la Poésie, mais je suis tout de même conscient de l'innovation de ma démarche artistique et des réflexions diverses que pourrait amener la publication d'un tel ouvrage.
C'est donc bien évidemment que je vous encourage a publier mon recueil Monsieur Cosaisp.
Veuillez agréez mes plus sincères et chaleureuses salutations.
P.S: Le nom de l'éditeur a bien évidemment une signification. Contactez moi pour plus d'informations ou si vous croyez connaître la dite signification.
16 juillet 2006
Fin d'un monde
Je vois trouble...la moustiquaire me cache le chaos extérieur.
Il fait noir. Je ne distingue que l'aveuglante lumière des éclairs.
La pluie se fracasse sur le sol comme des milliers de petits corps insignifiants tombants du douzième étage.
Les arbres se secouent dans un assourdissant travail. Tous hurlent leur colère après moi. Ils disent que tout est de ma faute.
Pourquoi ?
Soudain ma mère sort a la hâte. Elle s'enfonce dans la pénombre.
Je l'appelle, je crie, je déchire l'organe qui me sert de gorge.
Pourquoi ? Pourquoi m'abandonne-t-elle ?
Laissé par ma mère près de deux minutes, je m'effondre et pleure comme jamais mon corps ne me l'as permis, quand tout a coup elle réapparaît, complètement trempée, les bras chargés de vêtements et autres bouts de chiffons.
Elle avait risquée sa vie pour sauver la leur.
La chaos cesse.
Je regarde le monde à travers la moustiquaire, il avait changé.




