02 juin 2007
Photos - 2ème série
Photos - 3ème série
11 juin 2007
Pirates des Caraïbes 3 - Jusqu'au bout du monde
De Gore
Verbinsky
Avec Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando Bloom
Oui, une fois de plus j’ai succombé à l’inratable appel de la perte temporaire (ou non) de la…de…merde comment ça s’appelle déjà, ce truc qui…permet la réflexion…la PENSEE ! J’ai cru que je l’avais oubliée. Donc je resterai très concis dans cet article pour ne pas créditer une qualité cinématographique quelconque à ce « film » qu’il ne mérite pas, et qui finalement, je crois, ne prétend pas posséder.
Alors voilà, cet objet n’est pas un film. Non n’essayez pas de vous persuader, ce n’est qu’une attraction à plusieurs centaines de millions de dollars (c’est le cas pour Spider Man 3 mais qui est beaucoup moins bon en terme d’amusement). Alors voilà, finalement tout le monde le sait que lorsqu’il va payer 6 euros ou plus c’est ici, pour manger de l’attraction pendant 2h48. Attraction qui contient des effets spéciaux agréables, le jeu efféminé mais sympathique de Johnny Depp, le charmante cuisse de Keira Knightley, des scènes minables (ah le mariage en plein combat !; ah la prêtresse géante !) et le jeu toujours aussi désastreux d’Orlando Bloom.
Alors pour finir sur une note rigolote, je vous en prie, Messieurs les gros producteurs d’Hollywood, Monsieur Bruckheimer, Dieu, il est vrai que je n’ai pas beaucoup de respect pour chacun de vous tant vos professions me dégoûtent, mais pitié, n’engagez plus cet abruti d’Orlando !!
P.S. : Une petite pensée pour le cinéma de plus en plus malmené ne nous ferait pas de mal dans cette situation.
Zodiac
De David Fincher
Avec Jack Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Anthony Edwards
Voici le nouveau Fincher qui arrive, la plupart diront enfin, et ils auront raison. Ainsi, le réalisateur des désormais cultes – et c’est totalement justifié - « Se7en » et « Fight Club » appuie une fois de plus son grand talent de la mise en scène et de l’écriture.
En effet, Fincher s’avère être, avec un léger recul, pour moi, le réalisateur des années 2000 comme l’a été Tarantino dans les années 90, car en plus de représenter une certaine nouvelle forme du cinéma hollywoodien, Fincher s’appuie effectivement sur la logique mercantile d’Hollywood pour produire ses films et donc s’écarter intelligemment de cette logique du marché. Il à en effet entamé la nouvelle décennie avec son « Fight Club » qui, justement, est aussi adulé et reconnu maintenant que le chef d’œuvre « Pulp Fiction ».
« Zodiac » se démarque donc formellement des deux films qui ont faits sa renommée. En effet, on y trouve beaucoup moins d’effets visuels et esthétiques que beaucoup de magazines et critiques de cinéma établissent injustement à mon avis dans le cadre « effets gratuits d’ado ». On considère le nouveau Fincher comme étant plus « adulte », ce qui est une nouvelle erreur. En quoi « Se7en » et « Fight Club » ne témoignent pas d’un traitement dit adulte ? Leurs sujets ne sont pas « ados », bien au contraire, malgré le fait, il est vrai, qu’ils plaisent souvent à un jeune public souvent impressionné. Non « Zodiac » apparaîtrait comme étant plus sobre, s’intéressant plus au parcours de l’enquête du serial-killer qui se fait appeler le Zodiac, qu' au dénouement – qui d’ailleurs n’existe pas puisque l’affaire n’a jamais été élucidée (le scénario est basé sur des faits réels). Il peint ainsi dans un espèce de réalisme atténué des personnages qui se perdent dans leur propre curiosité. Ils s’avèrent bouffés par cette affaire qui déteint sur leur vie privée. Il en sont obsédés, et ne sont plus qu’ombres d’eux mêmes.
« Zodiac » est donc un coup de maître, peut être plus abouti et mature sur le plan psychologique que ses précédents films. Il écope donc d’une mise en scène fine et travaillée, d’une écriture quasi-parfaite, et d’un montage aboutit qui sert l’intention du réalisateur. Les acteurs sont également très bons – Jack Gyllenhaal en fait peut être un peu trop dans le rôle du dessinateur autiste sur les bords, bien qu'il est là pour contrebalancer les autres rôles puisque celui-ci se soustrait curieusement aux effets du temps qui passe – , toujours justes. On sent bien la direction très maîtrisée de Fincher.
Le métrage est donc inratable. Il s’agit bien d’une perle d’un petit génie du cinéma américain, qui traite bien souvent la folie au sein des Etats-Unis, comme une gangrène qui serait le produit d’une société dépassée par les événements et perdue .
18 juin 2007
Boulevard de la Mort - Un film GRINDHOUSE
De
Quentin Tarantino
Avec
Kurt Russel, Rose McGowan, Zoë Bell
Alors, qu’on se le dise
immédiatement, le nouveau Tarantino vaut-il le coup ? Assurément oui. Oui,
oui, et encore oui. Je dirai même qu’il n’est à louper sous aucun prétexte. Et
pourquoi ? Non pas parce qu’il n’est pas le meilleur de Tarantino, non,
mais tout simplement car il est son plus jouissif. Je m’explique.
Oui, il est le plus jouissif car
le plus « décomplexé » peut être de ses films – pitié, terme à ne pas
rapprocher de la « nouvelle » droite que l’on qualifie aujourd’hui de
« décompléxée », terme qui, à mon avis, sera bel et bien justifié
dans le futur, ce qui seront encore vivants pourront en attester – bien que
tous ses précédents métrages étaient déjà, bien entendu, décomplexés. Il
apparaît en fait bien plus « con » que tous ses autres métrages. En
effet, on est loin de retrouver ce questionnement qu’il pouvait porter sur le
montage comme c’est le cas dans « Reservoir Dogs », « Pulp
Fiction » et « Jackie Brown ». « Kill Bill » augurait
déjà cet aspect en abandonnant tous ces passages enchâssés. Ici, il n’y à ici
finalement que deux parties symétriques dans lesquelles Stuntman Mike – Kurt
Russel, impressionnant, et qui retrouve ses lettres de noblesse après une
décennie un peu vide - fait ses preuves de citoyen modèle puisqu’il ne boit
pas, ne se drogue pas, se propose de ramener des jeunes filles désespérées, et
respecte scrupuleusement le code de la route.
Mais bien
que « QT » n’établisse pas un montage retors, il prouve une fois
de plus son grand talent de la mise en scène à travers tous ses mouvements
aériens en steadycam et en grue, en travellings, en gros plans plus ou moins
recherchés – on se souviendra tous des jolis plans de ces postérieurs tout à
fait désirables - ,et en zooms pourris, pour justement retrouver l’ambiance des
ses films préférés des années 70 que l’on projetait dans les
« Grindhouses ». De la même manière, les divers sauts d’images,
les erreurs (volontaires) de montages, l’aspect vieilli de la bande, tout
cela est fait pour nous plonger dans ces films qui ont bercé son enfance de
cinéphage, mais peut surprendre et choquer si l’on est pas averti.
Tarantino le dit lui-même
« Je vous branle ». Mieux vaut le savoir après avoir vu le film, en
effet certains spectateurs seraient peu enclins à se faire masturber. Mais il
s’agit ici d’une masturbation de la part de la mise en scène. Et oui, il nous
prépare délicatement, en dialogues toujours aussi savoureux, en sous entendus
délicieux, à un final bel et bien jouissif auquel nous avons d’ailleurs droit.
Et la course poursuite, qui est dors et déjà d’anthologie, une véritable leçon,
est bel et bien l’aboutissement de quasiment 1 heure 40 de préliminaire. C’est donc avec un
plaisir non dissimulé que l’on assiste à cette fin réellement jubilatoire et
hilarante à la fois. Ce film brut est donc une bonne tranche de fun, pas du fun "Spider-Man" ou du fun "Pirates des Caraïbes", non non, du vrai fun comme on en voit désormais rarerement au cinéma.
Ainsi, « Boulevard de la
Mort » - je ne me lasse plus de dire ce titre que « QT »
affectionne d’ailleurs particulièrement, bien plus que la version américaine de
celui-ci – est un petit bijou, un excellent film mais pas son meilleur. Une ode
aux vieux films de série B et Z, souvent subversifs et à la violence gratuite.
Clairement un des meilleurs films de l’année à ne pas rater.
20 juin 2007
Critique de la critique
Tout d'abord,
étant donné que la clarté est de mise, la critique telle quelle est –
normalement et dans ma conception des choses - un avis complètement objectif du
sujet traité.
Mais en fait,
c'est quelque chose de beaucoup plus sournois. En effet, il s'agit de faire
paraître son avis objectif par des arguments irréfutables et qui doivent eux
mêmes paraître objectifs alors qu'il sont complètement subjectifs. En fait
l'argument lui-même est censé être objet de recul par rapport au sujet.
Et ce n’est bien
entendu pas le cas. En effet, étant donné que l'argument est issu de la
réflexion d'une personne, il ne peut être objectif puisque il est le produit
d'un mécanisme alliant la réflexion et la sensation. Celle ci dépend du vécu de
la personne en question, donc de son inconscient. Et l'inconscient ne connaît
pas les notions de bien ou de mal et encore mois celles plus délicates de
l'objectivité et de la subjectivité. Le fait qu'aucune critique ne ressemble a
une autre, autant dans la forme que dans le fond prouve cette absence
d'objectivité. Par exemple, lisez ma critique du récent Superman
Returns, je ne l'ai pas aimé, donc je me suis grillé les neurones afin
de trouver des arguments qui puissent le couler - je m'acharne même un peu trop
je pense. Mais je n'en avais pas conscience lors de son écriture.
Pour conclure, je dirais donc que la critique est un procédé sournois qui se cache derrière des prétendues argumentations objectives pour faire paraître le tout ultra objectif. Donc l'objectivité n'existe pas, on pourrait dire qu'elle est une utopie intellectuelle. On retrouve d'ailleurs le même type de problèmes dans les autobiographies ou les auteurs se confrontent à eux mêmes dans un désir d'écrire vrai. Mais - il y en a toujours un - heureusement que la subjectivité est là, car sinon nous n'aurions droit qu'a une seule et unique voi(x)(e), ce qui serait tout bonnement inacceptable. Elle est finalement beaucoup plus intéressante que l'objectivité puisqu'elle permet une réflexion et un débat d'idées, un des seuls point positifs inhérents a l'être humain.
24 juin 2007
Saw 3
De Darren Lynn Bousman, Avec que des abrutis qui ne savent pas jouer
Arrêtons tout de suite cette hypocrisie selon laquelle « Saw » apporterait un questionnement sur la vie, la mort et les conneries du genre. Tout cela est faux, et il y a d’autres moyens pour questionner ces thèmes que d’accumuler des scènes de torture immonde et insupportables.
Effectivement, au bout de trois volets, le scenario s’est appauvri pour aboutir à du vide. « Saw » pouvait proposer un léger intérêt, devenu invisible dans le 2 et inexistant même en creusant bien malgré l’intention de revenir aux « sources » dans le 3. Et pour pallier à ce flagrant et gênant vide, Darren, dans un rare élan d’intelligence cinématographique nous offre une réalisation hachée style clip aux images aussi laides et immondes que les scènes de torture. Evidemment les acteurs ne peuvent rien faire d’autre que de jouer comme des pieds, la réalisation ne les aidant pas le moins du monde.
Alors oui, les films d’horreur trouvent souvent naissance dans des contextes sociaux mouvementés comme c’est le cas aujourd’hui (d’où cette vague de films d’horreur, dont pour moi Alexandre Aja et Eli Roth sont les meilleurs représentants), mais « Saw » est vraiment pitoyable, se donne des grands airs de réflexion, comme sur l’absence de communication dans notre société contemporaine par exemple, mais ça ne marche pas.
Je me pose donc de sérieuses questions sur les limites que la saga « Saw » a osé franchir dans une recherche perpétuelle de profit, qui me fait penser à « Cannibal Holocaust », que certains dans un aveuglement et dans un déni total, n’hésitent pas à qualifier de chef d’oeuvre. Tout montrer est une connerie en soi, suggérer laissant beaucoup plus de place aux angoisses propres aux spectateurs. Tout, ici, n'est que surenchère. Ce n’est plus du cinéma, c’est un vomitif caché.
27 juin 2007
L'OEil de la cité
Voici mon premier court métrage avec sa bande-annonce, certes pas subtile je vous l'accorde mais bon...
L'OEil de la cité - Bande Annonce
envoyé par MisterSeven
L'OEil de la cité�
envoyé par MisterSeven

























































































