LE BLOG QUI AIME LE CINEMA...

Bienvenue sur mon lieu public. C'est ici, en ce lieu saint que je m'everturai de poster des crtiques cinematographiques et tout un tas d'autre choses plus ou moins utiles pour le sort de l'Humanité....

01 mars 2007

La Môme

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C’est sous ce titre pour le moins évocateur du sujet, qu’Olivier Dahan tente, avec ses gros sabots dégueulasses, de nous faire part de la vie un tantinet mouvementée de notre chère Edith.

Mais ce n’est pas parce que l’on s’attaque à un monument comme Piaf que le film est bon, et celui-ci nous le prouve bien a ses dépends. Autant sa vie peut être sujette à un travestissement filmique tant elle est intéressante, autant les choix de réalisation de Monsieur Dahan sont regrettables et a prendre en compte pour pouvoir enseigner, plus tard, à de jeunes élèves passionnés et avides de cinéma qui reprendront ce flambeau éternel, à ne pas reproduire les mêmes conneries. Ainsi, le montage est bordélique a souhait : les échanges entre passé et futur ne sont pas justifiés et mal amenés, la réalisation sans âme : ce n’est pas quelques jolies images qui emportent le tout au paradis des esthètes Kubrickiens, et surtout il tire, malmène, écrase sans ménagement même la corde du pathétique, du misérabilisme malvenu. De plus Marion Cotillard oscille entre prestation incarnée et exagération outrancière à la limite du ridicule.

Le résultat est donc médiocre, pour ne pas dire minable; on se sera fortement ennuyé devant un mélodrame dégoulinant. Nul doute que la môme s’est retournée dans sa tombe. Mais bien évidemment, il peut prétendre à un césar, meilleur film peut-être. Guillaume Canet a obtenu celui de meilleur réalisateur, tout devient possible.

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(P.S. : je demande solennellement à Olivier Dahan d’arrêter le cinéma, il n’a, il faut bien le dire, aucun talent. N’est pas Micheal Mann qui veut)

D’Olivier Dahan,

avec Marion Cotillard, Jean-Pierre Martin, Gérard Depardieu

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04 mars 2007

Mémoires de nos pères / Lettres d'Iwo Jima

De Clint Eastwood

Avec Ryan Phillippe, Adam Beach, Neal McDonough et Ken Watanabe, Kazunari Ninomiya, Shido Nakamura.

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Deux ans après l’éclatant « Million Dollar Baby », Clint Eastwood récidive dans une œuvre bicéphale brillante, scénarisée par le récemment oscarisé Paul Haggis (Collision, 3 Oscars).

Et au lieu de ne faire qu’un seul film sur cette bataille décisive que fut Iwo Jima lors de la Seconde Guerre Mondiale, Clint a pris le parti de faire deux longs métrages, dont chacun va prendre position pour l’un des deux camps, pour rendre, entre autre, le tout plus objectif. « Mémoires » s’attèle donc à nous faire part de la guerre du côté des Yankees tandis que « Lettres » fait de même pour les japonais.

Les acteurs sont très bons, tous autant qu’ils sont, et transmettent bien cet héroïsme pathétique. Mention spéciale pour Ken Watanabe, qui excelle dans ce général visionnaire.

Les deux sont a la fois similaires et différents. En effet, outre le fait que le montage soit plus rythmé dans le premier alors que le second apparaît plus linéaire, tous deux reflètent de profonds problèmes dans leurs gouvernements respectifs, autant en temps de guerre, avec cette propagande abjecte ou de cet honneur exacerbé qui pousse à commetre l'impensable, qu’en temps de paix, où les hommes ne sont plus que des monuments vivants, pathétiques et errants, relents d’une barbarie sans cesse répétée dans notre Histoire.

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Ainsi, on comprend que l’ennemi n’est pas l’autre comme on veut bien nous le faire croire, mais l’homme lui-même, et par extension l’administration, qui va pousser celui-ci à se combattre pour des motifs bien souvent futiles. Je vous renvoie alors une phrase que le soldat Saigo écrit dans une lettre pour sa femme au début de « Lettres » : « Ne suis-je pas en train de creuser ma propre tombe ? ».

La mise en rapport avec l’actuelle guerre en Irak serait tentante car en effet, en se questionnant sur ce conflit d’Iwo Jima, avec ses causes et ses conséquences, Clint Eastwood s’interroge sur la guerre tout court, son caractère profondément humain alors qu’elle est, fut et restera toujours viscéralement anti-humaine.

Le résultat est donc un (deux) film(s) humaniste, pudique et modeste, emprunt d’évidence et de sagesse. Un objet à voir absolument, qui rappelle le dernier bijou en date de Loach. Clint Eastwood est définitivement un grand réalisateur.

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21 mars 2007

XXX-Mas

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24 mars 2007

Le dernier roi d'Ecosse

De Kevin MacDonald

avec Forest Whitaker, James McAvoy, Gillian Anderson

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"Le dernier roi d'Ecosse" est un nouveau film se centrant sur l’Afrique, comme on en fait depuis maintenant deux ans, mais est-ce qu’après l’excellent « Lord of War », le bon « The Constant Gardener » et le médiocre bien pensant « Blood Diamond », il à sa place dans cette vague ? La réponse est oui. Car en s’attelant plus précisément sur l’histoire d’un dictateur, en l’occurrence ici Idi Amin Dada dit « le boucher de l’Afrique », tandis que le film d’Andrew Niccol, lui affichait les réussites et déboires d’un trafiquant d’armes, ce métrage permet d’afficher la folie névrotique d’un homme.

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Un homme qui ne connaît pas de limites, ou plutôt qui les nient pour pouvoir se complaire dans son rôle de victime et de bienfaiteur de l’Ouganda. Ainsi le point du vue permet, plutôt que de les mettre en image, de suggérer les milliers de charniers du « boucher » au spectateur, ce qui, je pense, est encore plus terrible. Un spectateur qui se trouve perdu dans les dédales du comportement imprévisible et le jeu d’acteur du dictateur puisqu’il apparaît touchant, fantasque, abject et inquiétant. En effet, pour arriver à ses fins, il séduit, il charme, que ce soient les journalistes ou ses proches. Et c’est là qu’interviens cette relation qu’il va entretenir avec un jeune médecin écossais, tombé là par hasard, la docteur Garrigan campé par James MacAvoy, personnage qui s’avère être fictif – le film est l’adaptation du roman homonyme de Giles Foden.

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Un européen qui débarque en Ouganda pour un peu d’aventure et apporter un peu de son aide à la population. Et c’est par ce même hasard qu’il va atteindre l’entourage du dictateur en tant que médecin personnel du dit « président », dans lequel, après avoir profité de sa position – son point de vue se confond avec NOTRE point du vue étant donné son statut européen -  il se rend compte qu’il est piégé, par le personnage, par sa mégalomanie, par sa folie.

Le film, sans être parfait – la réalisation laisse à désirer, on a parfois l’impression d’être devant une série américaine type « 24 » ou « Prison Break » du à filmage qui peut devenir hystérique dans certaines scènes, le montage est basique et sans surprise - parvient à être efficace, se la joue thriller et se la joue bien. Enfin le talent de Forest Whitaker crève littéralement l’écran, il mérite amplement son Oscar, pour une fois.

Posté par Monsieur 7 à 14:22 - 7ème art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2007

300

de Zack Snyder

avec Gerard Butler, Lena Headey et Rodrigo Santoro

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« 300 » est l’adaptation de la Bande Dessinée homonyme de Franck Miller, également créateur de « Sin City ». Celui-ci a d’ailleurs été également adapté récemment par Robert Rodriguez avec un résultat tout à fait à la hauteur de l’original.

Ainsi l’homme qui avait fait courir les zombies dans le remake du chef d’œuvre de Romero (Zombie) fait ici combattre ces chers guerriers spartiates, dans des tenues dignes d’une gay-pride de L.A., contre des ennemis tout vilains, pas beaux , et perses - arabes.

Tout d’abord il est indéniable que l’adaptation en tant que telle est assez réussie, la BD, étant, en soi, déjà un bijou. Tout en utilisant des raccourcis dus, justement, à l’adaptation, et un bestiaire plus conséquent et plus emprunt d’heroïc-fantasy ,et au contraire des rajouts : le femme de Léonidas qui tente de convaincre les vieilles bicoques qui zont rien compris za la situation. Mais c’est là que le bât blesse puisqu’il obéit simplement et bêtement à la logique du récit, très linéaire et sans surprise du montage. De plus il ne cherche en aucun cas à émettre une quelconque réflexion sur la guerre.

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En effet, l’honneur, la gloire, et la mort pour la patrie sont mis en avant et exacerbées comme seule vérité et valeurs universelles. Ainsi, l’ennemi apparaît comme étant le mal absolu a travers une opposition purement manichéenne et sombrement conne. Le chef ennemi est montré sous un jour peu gracieux, avec tous les pactes qu’il propose, autant au vilain bâtard spartiate laid comme un pou qu’a Léonidas, la comparaison avec le diable est de mise, justifiée, et grave. Le film apparaît donc encore bien plus que la BD comme une apologie de la guerre. Le fait que le réalisateur soit un membre actif de la « National Rifle Association » aux Etats-Unis peut donner un ersatz d’explication, et me fait dire que je n’irai probablement plus voir ses « films ».

Plus précisément, le long-métrage est un réquisitoire contre la corruption, autant monétaire que physique, les hommes politiques, les oracles et autres demi-dieux sont ainsi montrés du doigt comme des personnages avides qui ne se battant pas, ne se battent jamais pour la justice et la liberté.

Enfin, la film démontre plus qu’ostensiblement sa contemplation pour le morbide grâce, entre autre, au procédé du ralenti qui nous permet de pouvoir observer sous toutes les coutures une tête ôtée de son corps premier. Une contemplation qui parce que jouissive et gratuite justifie les idées que le film véhicule.

Le film est donc très beau, impressionnant et époustouflant, esthétique grâce à la technique inaugurée par « Sin City », mais grave dans son idéologie et très con dans sa narration. Ne vous laissez pas avoir ni par le charisme de Gerard Butler ni par le spectaculaire, ce film est trop tendancieux pour pouvoir être défendu.

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La cité interdite

Réalisé par Zhang Ymou

Avec Gong Li, Chow Yun-Fat, Jay Chou

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« La cité interdite » est un film chinois, le plus gros budget de toute l’histoire de ce pays (45 millions de dollars), qui surfe sur la vague – encore – initiée par l’excellent « Tigre et Dragon » d’Ang Lee (Le secret de Brokeback Mountain, 2006).

Mais comme on le voit avec le cinéma indien et Bollywood, on tente en Chine de faire des films, non pas pour la Chine, mais pour les Occidentaux, aussi large le terme soit il, ce qui est en fait la suite logique d’une mondialisation qui elle-même ne cesse de s’amplifier. C’est de cette manière que deux des acteurs asiatique les plus populaires chez nous, Chow Yun-Fat, qui apparaît d’ailleurs dans le troisième volet des « Pirates des Caraïbes » et Gong Li, qui joue dans le récent et excellent « Miami Vice » de ce cher Michael Mann, sont présents au casting.

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Ainsi, malgré une beauté des décors hallucinante – qui paradoxalement font une image bien trop lourde -, des costumes magnifiques, une Gong Li toujours aussi belle malgré son désir de vengeance qui la ronge, le film ne décolle pas. C’est en fait un drame shakespearien, dans tout ce qu’il a de plus tragique, à la sauce chinoise fait pour l’Occident –ouf ! Pourtant, les histoires d'inceste, de vengeance et de pouvoir traversent toute l'histoire de la littérature et ensuite du cinéma - merci Coppola.

Tout y est finalement très plat et les effets spéciaux, horriblement laids – on se croirait devant un film français – ne rendent pas service à une bataille finale qui tend vers le ridicule.

Posté par Monsieur 7 à 22:50 - 7ème art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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