LE BLOG QUI AIME LE CINEMA...

Bienvenue sur mon lieu public. C'est ici, en ce lieu saint que je m'everturai de poster des crtiques cinematographiques et tout un tas d'autre choses plus ou moins utiles pour le sort de l'Humanité....

10 décembre 2006

Orson Welles

Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Auteur, Sur une idée de, Costumier américain

Né le 6 Mai 1915 à Kenosha, Etats-Unis
Décédé le 9 Octobre 1985 à Los Angeles, Etats-Unis

Biographie

Enfant précoce et prodige, il perd ses parents au début de son adolescence. Le docteur Bernstein, un ami de sa famille, va le recueillir. Il aura une jeunesse dorée, rythmée par de nombreux voyages à l'étranger. A 16 ans, celui qui savait réciter par coeur le Roi Lear à l'âge de 5 ans, bluffe et se fait engager par le prestigieux Gate Theater de Dublin. Ses affinités avec le monde des planches, lui font intégrer les plus grandes troupes, pour devenir un acteur et metteur en scène très respecté. En 1934, il réalise The Hearths of Age un film muet de cinq minutes. La même année, il rentre à la radio. En adaptant la Guerre des mondes de Herbert George Wells pour les ondes, il crée l'un des événements radiophoniques du siècle. En effet, les auditeurs avaient réellement cru au débarquement des extraterrestres dépeint par ce roman. Ce touche-à-tout souhaite s'investir dans le cinéma en adaptant le livre Au Coeur des ténèbres de Joseph Conrad. Il voulait que ce film soit réalisé en caméra subjective. Ce dernier procédé et le coût trop élevé du projet empêcheront le film de voir le jour.

Son premier long-métrage sera Citizen Kane en 1941. Ce film est révolutionnaire par son procédé narratif et reprend implicitement le principe de la caméra subjective. Cette oeuvre s'inspire de la vie du magnat de la presse W.R Hearst qui utilisa toute son influence pour la censurer. Les critiques salueront unanimement Citizen kane alors que le public le bouda. Welles enchaîne en 1942 avec La Splendeur des Amberson. Le film ne rencontra pas le succès. Les studios remonteront ce film sans son accord, intervention qu'il vivra extrêmement mal. Welles décide alors de se concentrer sur sa carrière d'acteur. Il joue dans Jane Eyre (1944) de Robert Stevenson
avant de revenir à la réalisation avec Le Criminel (1946). Puis en 1948, il monte La Dame de Shangai. Là encore malgré son inventivité, ce film ne remporte pas les suffrages. Avant de quitter les Etats-Unis, il réalise Macbeth tiré de la pièce de Shakespeare.

Ne supportant plus les contraintes du système américain, cet épris de liberté et d'indépendance part s'installer en Europe. Il se rend compte qu'il est grassement payé pour ses prestations d'acteurs. Il utilise ses hauts salaires pour auto-financer ses longs-métrages. C'est ainsi qu'on le voit dans Le Troisieme homme de Carol Reed
(1949). Il joue sous la direction de grands noms du 7ème Art comme dans Si Versailles m'etait conté... (1954) de Sacha Guitry, Moby Dick (1956) de John Huston, Le Génie du mal (1959) de Richard Fleischer, et La Décade prodigieuse de Claude Chabrol (1971).

En tant que réalisateur, il continue l'adaptation de pièces sur grand écran comme Othello (1952) et Falstaff (1966) poursuivant ce qu'il avait entrepris avec Macbeth. Grâce à Charlton Heston
, il fait La Soif du mal (1958), puis en 1963 Le Procès d'après le livre de Kafka. Son dernier film est Vérité et Mensonges (1975), une oeuvre sous forme d'essai sur le thème de la vérité dans l'art. Malgré l'infortune commerciale de ses films, Orson Welles est indéniablement l'un des plus grands cinéastes du 20e siècle. Un génie exubérant, excellant dans tous les domaines artistiques. Incompris, il est aujourd'hui considéré comme un réalisateur visionnaire.

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15 décembre 2006

Michael Mann

Réalisateur, Producteur, Producteur exécutif, Scénariste, Sur une idée de, Créateur américain

Né le 5 Février 1943 à Chicago, Illinois (Etats-Unis)

Biographie

Après avoir étudié à la London's International Film School, Michael Mann débute sa carrière en réalisant des documentaires, des spots publicitaires et le court-métrage Juanpuri, pour lequel il reçoit le prix du jury au Festival de Cannes en 1970. Cinq ans après, il devient scénariste pour la télévision et travaille notamment sur la série Starsky et Hutch. Il passe à la réalisation de son premier téléfilm en 1979 avec The Jericho mile, un drame se déroulant dans l'univers carcéral.



Michael Mann continue dans le registre du polar avec Le Solitaire (1981), un long métrage interprété par James Caan
. Il enchaîne avec La Forteresse noire (1983), un mélange habile de fantastique et de film de guerre avant de retravailler pour le petit écran. Il accède à la célébrité en créant et en produisant la série Deux flics à Miami avec la star montante Don Johnson. Fort de ce succès, il est le premier metteur en scène à se familiariser avec l'univers malsain de Thomas Harris en adaptant en 1986 au cinéma son roman Dragon Rouge. Le Dr. Hannibal Lecter apparaît ainsi pour la première fois sous les traits de Brian Cox dans Le Sixième sens. Le style épuré et glacial du film fait grand bruit.



Après un nouveau passage par la télévision (L.A. takedown en 1989, Drug wars : the camarena story en 1990 qui lui vaut un Emmy Award) et un détour par la fresque historique (Le dernier des Mohicans en 1992), le cinéaste, reconnu comme l'un des plus talentueux des années 80, revient à ses premières amours, le film policier, en orchestrant un face-à-face au sommet (Robert De Niro
/ Al Pacino ) pour les besoins de Heat (1995). Sa brillante direction d'acteurs et le soin qu'il apporte à chaque plan sont à nouveau perceptibles dans deux films inspirés de faits réels : Révélations (2000), nominé à l'Oscar dans les catégories Meilleur film et Meilleur réalisateur, et Ali (2002), sur la carrière mouvementée du célèbre boxeur. Deux ans plus tard, pour Collateral, Michael Mann fait de Los Angeles le théâtre d'une virée meurtrière et nocturne d'un chauffeur de taxi (Jamie Foxx) pris en otage par un mystérieux tueur à gages (Tom Cruise). Il a également adapté sa propre série, Miami Vice - Deux flics à Miami avec Jamie Foxx et Colin Farrell dans les rôles des détectives Tubbs et Crockett.

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Martin Scorsese

Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur associé, Producteur exécutif, Producteur délégué, Scénariste, Monteur, 1er assistant réalisateur américain

Né le 17 Novembre 1942 à Flushing, Long Island (Etats-Unis)

Biographie

Souffrant d'asthme, Martin Scorsese fréquente assidument les salles de cinéma de Little Italy dès son adolescence. Il souhaite devenir peintre puis prêtre avant d'entamer ses études à la New York University où il tourne ses premiers courts métrages. En 1965, il commence à travailler sur Who's That knocking at my door ?, son premier long métrage avec Harvey Keitel dans le rôle principal, qu'il ne terminera que quatre années plus tard. Entre temps, il se fait renvoyer du tournage des Tueurs de la lune de miel au bout d'une semaine et effectue quelques travaux de montage. Le cinéaste est alors approché par Roger Corman qui lui propose de financer son second long métrage, Bertha Boxtar (1972). Mécontent des contraintes imposées par le producteur, il cherche à revenir à un sujet plus personnel et finit par trouver les fonds nécessaires au tournage de Mean Streets (1973). Le film marque sa première collaboration avec son acteur fétiche Robert De Niro et impose Scorsese comme un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération.

Le cinéaste accepte ensuite de faire ses preuves sur une oeuvre plus commerciale. Alice n'habite plus ici
(1974) démontre qu'il peut s'adapter à tous les types de sujets. Ellen Burstyn remporte l'Oscar de la Meilleure actrice pour sa performance dans le film. En 1976, le cinéaste fait sensation à Cannes en remportant la Palme d'or pour Taxi Driver, l'histoire d'un vétéran du Vietnam solitaire obsédé par la saleté des rues new yorkaises. Scorsese entame alors une période difficile de sa vie. Le tournage de New York, New York (1977), totalement désordonné, laisse le cinéaste déprimé. Abusant des drogues, il est au bord du suicide avant de se reprendre. De Niro lui propose de tourner une biographie du boxeur Jack La Motta : Scorsese fait de Raging Bull (1980) sa rédemption. En 1990, les critiques américains l'élisent comme le meilleur film de la décennie.

Les années 1980 sont commercialement difficiles pour Scorsese. Il se tourne vers la comédie avec La Valse des pantins
(1983) et After Hours (1985), Prix de la mise en scène à Cannes, qui ne séduisent pas le grand public. Il doit donc à nouveau tourner un film ouvertement plus commercial, La Couleur de l'argent (1987), pour financer un projet qui lui tient à coeur depuis plus de dix ans, La Derniere Tentation du Christ, qui choque l'Amérique puritaine. L'investissement d'Universal sur ce dernier projet amène Scorsese à tourner pour le studio Les Nerfs a vif (1991), remake du film homonyme de Jack Lee Thompson.

En 1990 puis 1995, Scorsese offre deux brillantes explorations du monde de la Mafia avec Les Affranchis
et Casino. Il y démontre avec style les impasses du rêve américain. Les films bénéficient des performances inoubliables de Joe Pesci et Robert De Niro. Cadre d'un drame amoureux dans Le Temps de l'innocence (1993) ou de la crise spirituelle d'un ambulancier dans A tombeau ouvert (1999), la ville de New York tient une place de choix dans l'oeuvre du cinéaste comme en témoigne, en 2002, Gangs of New York, fresque portée par Leonardo DiCaprio et Daniel Day-Lewis, qui retrace l'affrontement entre Américains et nouveaux immigrants en pleine guerre civile. Un Leonardo DiCaprio qu'il retrouvera à deux reprises, pour Aviator (2005), biopic consacré au milliardaire excentrique Howard Hugues et hommage du cinéphile Scorsese à l'âge d'or d'Hollywood, et pour le polar Les Infiltrés, remake du film coréen Infernal affairs, également emmené par Matt Damon et Jack Nicholson.

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16 décembre 2006

George Lucas

Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur associé, Producteur exécutif, Scénariste, Monteur américain

Né le 14 Mai 1944 à Modesto, Californie (Etats-Unis)

Biographie

Elevé dans un ranch de Modesto en Californie, George Lucas se destine initialement à une carrière de pilote automobile. Après un terrible accident, il change d'orientation (mais conservera son goût pour les voitures, comme en témoigne son American Graffiti) et entre à l'université de Californie du Sud (USC), où il étudie le cinéma, ainsi que les contes, légendes et mythologies. Passionné par le montage et le documentaire, le jeune cinéaste impressionne en réalisant THX-1138 : 4EB (Electronic Labyrinth), un court métrage de science-fiction qu'il adapte en long métrage en 1970. Produit par Francis Ford Coppola -que Lucas avait rencontré en tournant le making-of de sa Vallée du bonheur (1968)- THX 1138 ne rencontre malheureusement pas le succès escompté.

Trois ans plus tard, George Lucas délaisse la SF pour tourner American Graffiti
, comédie dramatique et nostalgique portée par de jeunes Ron Howard, Richard Dreyfuss et Harrison Ford. Les droits de Flash Gordon lui échappant, il planche parallèlement sur une saga intergalactique mêlant quête initiatique, mondes merveilleux, mythologie et combats spatiaux, véritable hommage aux sérials de eon enfance composé à l'origine de neuf épisodes : ce sera Star Wars, ou le destin d'Anakin Skywalker et de son fils Luke au sein d'une galaxie déchirée par la guerre civile. Aucun studio ne semble toutefois prêt à s'investir dans le projet, et seule la Twentieth Century Fox, encouragée par le succès d'American Graffiti et ses cinq nominations aux Oscars, accepte de mettre à la disposition du metteur en scène un solide budget de 8 millions de dollars.

Lancé dans un véritable tournage marathon entre la Tunisie et l'Angleterre, George Lucas doit alors faire face aux doutes d'une équipe peu convaincue par ce qu'elle considère comme un "film pour enfants", et à la pression d'un studio inquiété par les dépassements de budget et les délais non tenus. Lucas et les techniciens d'Industrial Light & Magic (ILM, sa société d'effets visuels fondée en 1975 pour le film) travaillent alors jour et nuit pour terminer un film qui ne semble pas convaincre les producteurs de la Fox, persuadés que le film sera un échec. Le 25 mai 1977, La Guerre des étoiles
sort sur quelques écrans américains. C'est un raz-de-marée sans précédent, et le film, véritable révolution technologique, devient en moins d'un an le plus gros succès de tous les temps et modifie profondément le monde du cinéma. Devançant le phénomène, George Lucas rachète les droits des suites à la Fox, ainsi que ceux des produits dérivés, créant un véritable empire via sa société Lucasfilm ltd.

Laissé très fatigué par le tournage de Star wars : Episode IV - Un Nouvel espoir
, George Lucas confie les rennes de Star wars : Episode V - L'Empire contre-attaque (1980) à Irvin Kershner, puis du Star wars : Episode VI - Le Retour du Jedi (1983) à Richard Marquand, mais reste néanmoins le seul et unique maître à bord du vaisseau Star Wars. Il devient par ailleurs l'un des producteurs majeurs d'Hollywood, et met en chantier la trilogie Indiana Jones, réalisée par son complice Steven Spielberg. Très intéressé par la technologie, George Lucas oeuvre parallèlement sur de nombreuses innovations majeures de l'industrie cinématographique via ILM, comme le son THX, les caméras assistées par ordinateur et l'utilisation des images de synthèses.

En 1994, convaincu par les dinosaures de Jurassic Park
, Lucas décide de se repencher sur l'univers Star wars et de conter les trois épisodes précédant Star wars : Episode IV - Un Nouvel espoir. En 1997, vingt-deux ans après son dernier film (!), il réalise Star wars : Episode I - La Menace fantôme (1999), suivie en 2002 par Star wars : Episode II - L'Attaque des clones et en 2005 par Star wars : Episode III - La Revanche des Sith. Par ailleurs, et souvent au grand désespoir des fans, il continue de modifier sa saga selon sa vision, en proposant notamment une version DVD retouchée du Star wars : Episode VI - Le Retour du Jedi dans laquelle il incruste le comédien Hayden Christensen, héros de sa nouvelle trilogie.

Tout en travaillant sur le futur de Star wars
à travers la série animée Star wars : Clone wars et un projet de série télé live, George Lucas envisage de revenir au cinéma expérimental de ses débuts.

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Brian De Palma

Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Directeur de la photographie, Monteur américain

Né le 11 Septembre 1940 à Newark, New Jersey (Etats-Unis)

Biographie

Troisième fils d'un chirurgien orthopédiste et d'une femme au foyer, Brian De Palma grandit à Philadelphie dans l'ombre d'un frère aîné, Bruce, brillant scientifique adulé par la famille. Lui-même doué pour l'électronique -adolescent, il remporte un concours grâce à un mémoire sur "l'application de la cybernétique aux équations différentielles"-, il s'inscrit à la Columbia University de New York. Marqué par la vision, à 18 ans, de Sueurs froides d'Hitchcock (cinéaste auquel il ne cessera d'être comparé), il découvre avec émerveillement le monde du spectacle durant ses années de fac.

Ayant acheté pour une poignée de dollars une caméra 16 mm, Brian De Palma signe au début des années 60 une poignée de courts et moyens métrages documentaires et de fiction, dont le remarqué Woton's Wake
. Etudiant le cinéma au Sarah Lawrence College, il tourne avec ses camarades en 1963 son premier long, The Wedding party avec Robert De Niro, un débutant qu'il présentera en 1970 à son ami Martin Scorsese. L'acteur joue aussi dans Greetings et Hi, Mom!, comédies féroces et iconoclastes influencées par la Nouvelle Vague. Le 7e art est pour De Palma un terrain d'expérimentations formelles tous azimuts, comme en témoigne l'utilisation, dès Dionysus en 1970, du split screen.

Après une première expérience hollywoodienne malheureuse (Get to Know Your Rabbit
), De Palma accède à la reconnaissance en 1973 avec Soeurs de sang, thriller d'épouvante dans lequel il développe deux de ses thèmes fétiches, le double et le voyeurisme (présents notamment dans Body Double en 1985). C'est le premier d'une série de films d'horreur truffés de références -qui lui valent d'être qualifié de cinéaste "postmoderne"-, tels le psychédélique Phantom of the Paradise (1974) et Carrie au bal du diable (1976), deux films qui remportent le Grand Prix à Avoriaz.

Cinéaste de l'Obsession
(titre d'un opus de 1977) et de la manipulation (Pulsions, Blow out), De Palma s'éloigne du fantastique dans les annnées 80. En 1983, il réalise, sur un scénario d'Oliver Stone, Scarface, relecture du chef d'oeuvre de Hawks avec Al Pacino en baron de la drogue. Après ce film-culte, il s'inspire encore de la mythologie des gangsters pour Les Incorruptibles (d'après la fameuse série), avec Costner et De Niro, qui fait un tabac en salles. Mais un brillant casting ne garantit pas le succès -l'échec retentissant du Bûcher des vanités le prouve en 1991. En 1993, L'Impasse, film noir dont le brio est salué par la critique, marque les retrouvailles du cinéaste avec Pacino.

Considéré comme un "auteur" à l'européenne en raison de la dimension personnelle de films conçus au coeur du système, De Palma est sollicité par la star Tom Cruise
pour réaliser Mission impossible (1996), premier volet des aventures de l'agent Ethan Hunt, dérivées de la série d'espionnage du même nom. Après ce carton au box-office mondial (qui fera l'objet de suites tournées par d'autres metteurs en scène), il signe le plus complexe Snake eyes, nouvelle réflexion sur les faux-semblants. Se plaisant à revisiter les genres (citons aussi le film de guerre avec Outrages en 1990), il s'essaie en 2000 à la SF avec Mission to Mars, qui déconcerte public et critiques, tout comme Femme fatale (2002), que ce francophile tourne entre Paris et Cannes. Ces revers n'entament en rien son amour du cinéma, qui transparaît dans le troublant Dahlia Noir, adaptation du roman d'Ellroy au casting glamour, présentée à Venise en 2006.

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Francis Ford Coppola

Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur associé, Producteur exécutif, Scénariste, Compositeur américain

Né le 7 Avril 1939 à Detroit, Michigan (Etats-Unis)

Biographie

Atteint à l'âge de dix ans de la poliomyélite et perdant ainsi l'usage de son bras gauche, Francis Ford Coppola apprend très vite à développer son imagination : durant sa convalescence, il met en scène des marionnettes, regarde beaucoup la télévision et réalise ses premiers films amateurs en 8mm. En 1960, il entre au département cinéma de l'UCLA (University of California, Los Angeles). Trois ans plus tard, Roger Corman lui confie la seconde équipe technique sur le tournage de The young racers, et lui permet par la même occasion de réaliser son premier long métrage : Dementia 13.

En 1966, il entre dans la compagnie Seven Arts et écrit plusieurs scénarios dont Propriété interdite
de Sydney Pollack et Paris brûle-t-il ? de René Clément. Il fonde ensuite la société American Zoetrope en collaboration avec et produit son premier film THX 1138. Le succès arrive en 1972 avec la réalisation du Parrain qui lui permet ensuite de mettre en scène une oeuvre plus personnelle : Conversation secrète, qui remporte le grand prix du Festival de Cannes en 1974.

Il entreprend en 1976 le tournage le plus éprouvant de sa carrière : Apocalypse Now
. Le film demande trois ans de travail et remporte en 1979 la seconde palme d'or du réalisateur. S'enchaînent ensuite diverses réalisations de qualité mais sans grandes retombées : Cotton club (1984), Peggy Sue s'est mariée (1986)... Ce sont surtout les deux autres volets du Parrain (1974 et 1990) qui apporteront la réussite autant d'un point de vue artistique que commerciale et qui lui permettront de sauver sa société. En 1996, il est choisi pour présider le 49e festival de Cannes.
Aujourd'hui, celui qui depuis presque quarante ans a su porter toutes les casquettes, se concentre surtout sur la production. Francis Ford Coppola a produit récemment Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête
de Tim Burton mais également The Virgin suicides le premier long métrage de sa fille Sofia Coppola.

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