LE BLOG QUI AIME LE CINEMA...

Bienvenue sur mon lieu public. C'est ici, en ce lieu saint que je m'everturai de poster des crtiques cinematographiques et tout un tas d'autre choses plus ou moins utiles pour le sort de l'Humanité....

01 août 2006

Un peu (beaucoup) de bonne musique...

J'espère que vous apprécierez. Ca fait toujours du bien...

Ray_Charles

Frank_Sinatra

Beethoven_2

Benabar

miles

charlElie_Couture

youssou_n_dour

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Le crime farpait (crimen ferpecto)

     - SYNOPSIS:

Le vendeur le plus séduisant d'un grand magasin tue un collègue rival par accident. Une des vendeuses du rayon parfumerie est témoin de la scène et en profite pour lui faire un perfide chantage sexuel.

     - CRITIQUE:

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Ce film est un véritable souffle d'air frais. En effet, il est plutôt singulier et c'est tant mieux. Cette comédie noire est tout a fait délèctable. Le jeu des acteurs est tout d'abord excellent, tout particulièrement Raphael, le héros et qui n'est ni plus ni moins que le narrateur, qui nous impliquera dans son monde si "parfait", j'ai nommé le centre commercial, et qui deviendra plus tard littéralement l'enfer.

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Ce film est déjanté et rythmé mais son tour de force vient justement de ses personnages. Ils sont tous méprisables mais étrangement on arrive pas a les détester, sûrement a cause des situations grotesques et légèrement surréalistes dans lesquelles ils tombent. C'est à la fois corrosif et délicieusement cynique. De plus, même si ce n'est pas fait de la manière la plus sophistiquée qui soit, il soulève tout de même des paradoxes intéressants inhérents a notre société superficielle, ceux de la beauté et de la laideur.

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Le film en lui même est très bien réalisé avec quelques scènes en caméra portées par l'acteur lui-même. En fait un baudrier est attaché au comédien sur lequel on fixe une caméra au bout d'une perche. Ce procédé lorsqu'il est utilisé renforce le rythme et donne une impression de folie voire même de paranoïa. Le réalisateur Alex de la Iglesia, déjà très connu (et reconnu) outre pyrénées, a été repéré par un certain Pedro Almodovar au début des années 90...

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En voici deux extraits:

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02 août 2006

La méthode Cauet

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Nous voilà sur un tout autre terrain. "La méthode Cauet" ou comment atteindre l'excellence du mauvais goût ? Cette émission, même si elle est basée sur les mêmes buts commerciaux que "Tout le monde en parle", est tout a fait différente est et clairement destinée à une "cible" - en effet l'être humain en tant que tel n'existe plus. Tout d'abord, son titre se concentre sur l'animateur, comme un désir narcissique de celui-ci de montrer que c'est lui qui commande, ensuite, là ou l'émission d'Ardisson amenait de la culture et donc de la réflexion, "La méthode" annihile toute forme d'intelligence pour ne laisser la place qu'à une bouillie infâme d'humour gratuit et bien gras. "HAHAHA ! POUET POUET ! PROUT PROUT ! PIPI CACA ! Personnellement j'ai déjà vu mieux. Aucun "produit" mis en avant n'est approfondi et c'est à peine si l'on dit si c'est un livre. Cauet illustre chaque "produit" d'un sketch - si on peut appeler ça comme ça - d'un goût plus que douteux. De plus jamais je n'avais vu aussi ostentatoirement l'utilisation d'une poitrine siliconée pour attirer la gente masculine frustrée par le manque...C'est pitoyable.

la_poitrine_silicon_eSur le plateau de radio...

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Est-ce à cela que la nouvelle génération audiovisuelle est condamnée ? J'espère que non. Mais tout ça, ce ne sont que des détails ! Ce n'est pas grave puisqu'il fait de l'audimat et remplit les popoches, alors au diable l'intelligence, la réflexion et tous ces trucs ennuyeux. Ce n'est pas ce que veulent les gens aujourd'hui bon dieu ! "Audimat"...on ne jure plus que par ce mot de nos jours, faire plaisir à la masse, lui donner ce qu'elle veut pour nous laisser tranquille et si au passage on peut l'abrutir, c'est encore mieux. Merci aux dirigeants de TF1 pour leur compréhension envers la plèbe et le prolétariat, aux gens simples que nous sommes.

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Sa réussite à été trop rapide et inattendue pour que sa fin ne le soit pas également.

Posté par Monsieur 7 à 16:00 - Audiovisuel - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tout le monde en parle

LG

Ca y est, c'est officiel depuis déjà quelques semaines, l'émission de Thierry Ardisson "Tout le monde en parle" qui officie depuis 8ans est retirée de l'antenne. Parait-il pour un problème avec le directeur de France Télévisions, M. Patrick de Carolis. Je vous donne la lettre qu'Ardisson à envoyé à celui ci. Donc le Talk Show qui animait notre deuxième partie de soirée du samedi n'est plus.

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Personnellement j'aimais bien cette émission. Pas l'animateur, non, mais le contenu. En effet, Ardisson ne disait que très rarement des remarques intelligentes et y était souvent méchant, fourbe, blessant, toujours à chercher la petite bête, et des fois même vulgaire. Mais paradoxalement, il savait qui inviter. C'etait en effet souvent très intéressant. Lorsque l'on voit par exemple sur le même plateau, deux vétérans de la situation israëlo-palestinienne - Shimon Perez, ancien premier ministre et son homologue palestinien Boutros Boutros Ghali - qui débattent, qui se renvoient des arguments a la figure sans toutefois s'emporter d'une quelconque manière que se soit, des personnages civilisés - espèce en voie de disparition - ça vaut vraiment le détour.

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D'ailleurs il s'agit de l'émission française qui fait(sait) vendre le plus de livres; elle est donc un accès direct à la culture. Je dirais même que c'était un bouillon de culture de part la diversité des genres qu'il pouvait promouvoir. Et ce coté "promo" d'un objet est camouflé par les diverses réflexions qu'il peut amener. Ce qui n'est définitivement pas le cas de TF1.

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03 août 2006

Match Point

     - SYNOPSIS:

Jeune prof de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra.
Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloe, la soeur de Tom. Alors qu'il s'apprête à l'épouser et qu'il voit sa situation sociale se métamorphoser, il fait la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre...

     - CRITIQUE:

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Ce film est réelement délicieux. Un délice pour les neurones. Tout d'abord, le film est maîtrisé de bout en bout. On sent que rien n'échappe a Woody. Le scénario, très finement travaillé, apparaît comme étant une métaphore sur la chance dans la vie. Cela aurait pu être insignifiant mais il est si bien traité que ça ne l'ai pas. La petite introduction explicite bien le contenu entier du film. Chris Wilton (Jonhattan Rhys-Meyers)va avoir de la chance, va en profiter et surtout tout faire pour ne pas la perdre, ce qui va le perdre lui. Il commettra d'ailleurs le crîme suprême.

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Le film joue avec les nerfs du spectateur a ce moment là, pas de façon malsaine comme certains films d'horreurs dans lesquels tout est montré - d'ailleurs on ne voit pas les morts - et exagéré, non, on est assailli par une angoisse folle. D'ailleurs ce Chris Wilson leurre tout son monde jusqu'à nous même, c'est assez surprenant et très plaisant puisqu'il apparaît au début comme un être extrêmement cultivé et courtois.

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Le film, outre le genre du thriller, rejoint la satyre sociale par son inscription dans un univers bourgeois superficiel et sans âme, se croyant toujours meilleur que le commun des mortels. Leurs dialogues (de ces bourgeois) seront d'ailleurs toujours creux. De plus les acteurs sont incroyablement convaincants et justes. Leurs rôles ont réelement un intêret. Voila un film intelligemment traité, bravo M. Allen.

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Woody_Allen

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L'objet de l'art

Voici un extrait de l'essai "Le rire" de Bergson dans lequel il s'attaque entre autre à la signification de l'Art. Laissez vous emportez - mais restez tout de même concentré - c'est un texte magnifique, pénétrant. Je vous laisse faire votre opinion même si c'est assez difficile.

bergson

L'objet de l'art

" Quel est l'objet de l'art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l'art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l'unisson de la nature. Nos yeux, aidés de notre mémoire, découperaient dans l'espace et fixeraient dans le temps des tableaux inimitables. Notre regard saisirait au passage, sculptés dans le marbre vivant du corps humain, des fragments de statue aussi beaux que ceux de la statuaire antique. Nous entendrions chanter au fond de nos âmes, comme une musique quelquefois gaie, plus souvent plaintive, toujours originale, la mélodie ininterrompue de notre vie intérieure. Tout cela est autour de nous, tout cela est en nous, et pourtant rien de tout cela n'est perçu par nous distinctement. Entre la nature et nous, que dis-je ? entre nous et notre propre conscience, un voile s'interpose, voile épais pour le commun des hommes, voile léger, presque transparent, pour l'artiste et le poète. Quelle fée a tissé ce voile ? Fut-ce par malice ou par amitié ? Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu'elles ont à nos besoins. Vivre consiste à agir. Vivre, c'est n'accepter des objets que l'impression utile pour y répondre par des réactions appropriées : les autres impressions doivent s'obscurcir ou ne nous arriver que confusément. Je regarde et je crois voir, j'écoute et je crois entendre, je m'étudie et je crois lire dans le fond de mon cœur. Mais ce que je vois et ce que j'entends du monde extérieur, c'est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite ; ce que je connais de moi-même, c'est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l'action. Mes sens et ma conscience ne me livrent donc de la réalité qu'une simplification pratique. Dans la vision qu'ils me donnent des choses et de moi-même, les différences inutiles à l'homme sont effacées, les ressemblances utiles à l'homme sont accentuées, des routes me sont tracées à l'avance où mon action s'engagera. Ces routes sont celles où l'humanité entière a passé avant moi. Les choses ont été classées en vue du parti que j'en pourrai tirer. Et c'est cette classification que j'aperçois, beaucoup plus que la couleur et la forme des choses. Sans doute l'homme est déjà très supérieur à l'animal sur ce point. Il est peu probable que l'œil du loup fasse une différence entre le chevreau et l'agneau ; ce sont là, pour le loup, deux proies identiques, étant également faciles à saisir, également bonnes à dévorer. Nous faisons, nous, une différence entre la chèvre et le mouton ; mais distinguons-nous une chèvre d'une chèvre, un mouton d'un mouton ? L'individualité des choses et des êtres nous échappe toutes les fois qu'il ne nous est pas matériellement utile de l'apercevoir. Et là même où nous la remarquons (comme lorsque nous distinguons un homme d'un autre homme), ce n'est pas l'individualité même que notre oeil saisit, c'est-à-dire une certaine harmonie tout à fait originale de formes et de couleurs, mais seulement un ou deux traits qui faciliteront la reconnaissance pratique.
Enfin, pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s'est encore accentuée sous l'influence du langage. Car les mots (à l'exception des noms propres) désignent des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s'insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d'âme, qui se dérobent à nous dans ce qu'ils ont d'intime, de personnel, d'originalement vécu. Quand nous éprouvons de l'amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d'absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais le plus souvent, nous n'apercevons de notre état d'âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu'il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe. Nous nous mouvons parmi des généralités et des symboles, comme en un champ clos où notre force se mesure utilement avec d'autres forces ; et fascinés par l'action, attirée par elle, pour notre plus grand bien, sur le terrain qu'elle s'est choisi, nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes. Mais de loin en loin, par distraction, la nature suscite des âmes plus détachées de la vie. Je ne parle pas de ce détachement voulu, raisonné, systématique, qui est oeuvre de réflexion et de philosophie. Je parle d'un détachement naturel, inné à la structure du sens ou de la conscience, et qui se manifeste tout de suite par une manière virginale, en quelque sorte, de voir, d'entendre ou de penser. Si ce détachement était complet, si l'âme n'adhérait plus à l'action par aucune de ses perceptions, elle serait l'âme d'un artiste comme le monde n'en a point vu encore. Elle excellerait dans tous les arts à la fois, ou plutôt elle les fondrait tous en un seul. Elle apercevrait toutes choses dans leur pureté originelle, aussi bien les formes, les couleurs et les sons du monde matériel que les plus subtils mouvements de la vie intérieure. Mais c'est trop demander à la nature. Pour ceux mêmes d'entre nous qu'elle a faits artistes, c'est accidentellement, et d'un seul côté, qu'elle a soulevé le voile. C'est dans une direction seulement qu'elle a oublié d'attacher la perception au besoin. Et comme chaque direction correspond à ce que nous appelons un sens, c'est par un de ses sens, et par ce sens seulement, que l'artiste est ordinairement voué à l'art. De là, à l'origine, la diversité des arts. De là aussi la spécialité des prédispositions. Celui-là s'attachera aux couleurs et aux formes, et comme il aime la couleur pour la couleur, la forme pour la forme, comme il les perçoit pour elles, et non pour lui, c'est la vie intérieure des choses qu'il verra transparaître à travers leurs formes et leurs couleurs. Il la fera entrer peu à peu dans notre perception d'abord déconcertée. Pour un moment au moins, il nous détachera des préjugés de forme et de couleur qui s'interposaient entre notre oeil et la réalité. Et il réalisera ainsi la plus haute ambition de l'art, qui est ici de nous révéler la nature. D'autres se replieront plutôt sur eux-mêmes. Sous les mille actions naissantes qui dessinent du dehors un sentiment, derrière le mot banal et social qui exprime et recouvre un état d'âme individuel, c'est le sentiment, c'est l'état d'âme qu'ils iront chercher simple et pur. Et pour nous induire à tenter le même effort sur nous-mêmes, ils s'ingénieront à nous faire voir quelque chose de ce qu'ils auront vu : par des arrangements rythmés de mots, qui arrivent ainsi à s'organiser ensemble et à s'animer d'une vie originale, ils nous disent, ou plutôt ils nous suggèrent, des choses que le langage n'était pas fait pour exprimer. D'autres creuseront plus profondément encore. Sous ces joies et ces tristesses qui peuvent à la rigueur se traduire en paroles, ils saisiront quelque chose qui n'a plus rien de commun avec la parole, certains rythmes de vie et de respiration qui sont plus intérieurs à l'homme que ses sentiments les plus intérieurs, étant la loi vivante, variable avec chaque personne, de sa dépression et de son exaltation, de ses regrets et de ses espérances. En dégageant, en accentuant cette musique, ils l'imposeront à notre attention ; ils feront que nous nous y insérerons involontairement nous-mêmes, comme des passants qui entrent dans une danse. Et par là ils nous amèneront à ébranler aussi, tout au fond de nous, quelque chose qui attendait le moment de vibrer. Ainsi, qu'il soit peinture, sculpture, poésie ou musique, l'art n'a d'autre objet que d'écarter les symboles pratiquement utiles, les généralités conventionnellement et socialement acceptées, enfin tout ce qui nous masque la réalité, pour nous mettre face à face avec la réalité même. C'est d'un malentendu sur ce point qu'est né le débat entre le réalisme et l'idéalisme de l'art. L'art n'est sûrement qu'une vision plus directe de la réalité. Mais cette pureté de perception implique une rupture avec la convention utile, un désintéressement inné et spécialement localisé du sens ou de la conscience, enfin une certaine immatérialité de vie, qui est ce qu'on a toujours appelé de l'idéalisme. De sorte qu'on pourrait dire, sans jouer aucunement sur le sens des mots, que le réalisme est dans l'œuvre quand l'idéalisme est dans l'âme, et que c'est à force d'idéalité seulement qu'on reprend contact avec la réalité ".

Bergson, Le rire

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Les trois blessures narcissiques de l'humanité

Ce texte est tiré d'une lettre écrite par Freud dans une revue hongroise du nom de Nyugat, qui explique comme son titre l'indique une difficulté d'exercer la psychanalyse, science mal acceptée par ses contemporains et qui considéraient sa théorie de l'inconscient comme étant grotesque. C'est encore le cas de nos jours, la médecine dite classique fait tout ce qu'elle peut pour discréditer - pressions politiques, médiatiques, procés & co - cette science puisqu'elle ne nécessite aucun médicament, seulement une remise en question de soi. C'est pour cela  que le terme psychothérapie, qui découle naturellement de la psychanalyse, est interdit d'utilisation par les professionnels. On parle souvent de charlatans, d'hypnotiseurs et même de sorciers dans la profession, mais je pense que de ceux là il y en a partout, dans toutes les professions et fustiger une médecine intérieure n'est pas la meilleure chose a faire dans une époque où les névroses de la société n'ont jamais été aussi fortes.

freud

Les trois blessures narcissiques de l'humanité

"La science a infligé à l'égoïsme naïf de l'humanité un grave démenti. Ce fut lorsqu'elle a montré que la terre, loin d'être le centre de l'univers, ne forme qu'une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait déjà annoncé quelque chose de semblable […] Un démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître dans sa propre maison, qu'il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique."

Freud, Une difficulté de la psychanalyse

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05 août 2006

Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit (Pirates of the Caribbean 2: Dead Man's Chest)

     - SYNOPSIS:

Dans ce nouvel opus de l'aventure Pirates des Caraïbes, le toujours aussi excentrique pirate Jack Sparrow est confronté subitement à son passé. Treize ans auparavant, Jack signait un pacte avec Davey Jones, le maître des sept mers, dont l'esprit maléfique n'a d'égal que son apparence tentaculaire. En échange de son âme, ce dernier lui promettait le commandement du mythique Black Pearl...
Aujourd'hui, Jones vient donc récupérer sa dette. Mais donner son âme à Jones est sans issue, il n'y a pas de rédemption possible, c'est devenir comme tous les membres de son équipage maudit, un fantôme au physique aussi repoussant que terrifiant. Pour éviter ce sort funeste auquel Jack ne tient pas vraiment, il n'a qu'une solution : retrouver le coffre maudit de Jones où sont cachés les âmes emprisonnées...

Ce film fait partie de la Saga Pirates des Caraïbes

Date de sortie : 02 Août 2006

Réalisé par Gore Verbinski

Avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley

Film américain.

Genre : Aventure

Durée : 2h 30min.

Année de production : 2005

Titre original : Pirates of the Caribbean 2 : Dead Man's Chest

Distribué par Buena Vista International

     - CRITIQUE:

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Mes frères, j'ai pêché...oui...j'ai financé la machinerie hollywoodienne, je le confesse...Et pourtant j'ai aimé...oui j'ai aimé ce film. Il possède plusieurs niveaux de lectures, ce qui le rend intéressant non pas comme film mais comme produit. Oui ce film est un produit, qui plus est un produit tout public. Réelement tout public, tellement que ça en devient presque malsain. C'est assez incroyable je dois dire et très troublant.

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Le scénario, même si on le suit, s'avère être assez chaotique, on sent tout de même une précipitation dans le besoin (commercial) d'établir  une suite au premier opus. Malgré tout, il y a un pan de l'histoire qui reste intéressant, c'est l'histoire d'amour de Davey Jones. Celle ci devient littérale, et ça dépasse un peu l'histoire du film. L'introduction de légendes maritimes telles que le Kraken est sympathique et donne un certain cachet même si celle ci sont sous traités. On retrouve tous les codes du genre, le gentil, le méchant gentil,l'idylle entre le gentil et une superbe femme...gentille et la quête du Saint Graal qui leur fera vivre tant d'aventures...

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Bref, tout le monde sera d'accord, ce n'est pas la performance des acteurs qui crève l'écran, loin de là. De plus, avec au début quelques plans travaillésd'un point de vue artistique, on pouvait s'attendre a pareille chose pour tout le long métrage mais ce n'est pas le cas. La réalisation, a ma grande déception, s'avère être tout ce qui a de plus classique, comme pour ne porter aucune marque, être neutre...Toutefois on peut leur accorder cette petite part de dérision - pas très poussée, c'est sur mais bon...- sur les clichés du genre et sur eux mêmes, bien appréciable. On échappera pas a la scène de bagarre dans un bar mal famé; cette scène est tellement choregraphiée que ça n'est même plus réaliste. D'ailleurs, l'humour, développé dans le premier volet qui s'avérait être assez fin et indispensable, est ici utilisé a foison sans pour autant apporter une qualité égale qui est a mon avis non négligeable. Mais dans cet opus le rôle du Capitaine Jack Sparrow devient tout de même plus ambigüe. Il pousse son égocentrisme tellement loin qu'il est prêt a faire sacrifier ses amis a sa place. En somme un vrai salaud.

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Personnellement j'ai préferé celui ci au premier. Il est moins plat. Ce blockbuster est une distraction de qualité et sympathique, quoique légèrement longuette tout de même, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.                   Acheter le premier

Pirates_des_Cara_bes__le_secret_du_coffre_maudit_13I'll be back !

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08 août 2006

O'Brother

     - SYNOPSIS:

Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Depression. Trois prisonniers enchainés s'évadent du bagne : Ulysses Everett McGill, le gentil et simple Delmar et l'éternel râleur Pete. Ils tentent l'aventure de leur vie pour retrouver leur liberté et leur maison. N'ayant rien à perdre et unis par leurs chaînes, ils entreprennent un voyage semé d'embuches et riche en personnages hauts en couleur. Mais ils devront redoubler d'inventivité pour échapper au mysterieux et rusé shérif Cooley, lancé à leur poursuite...

     - CRITIQUE:

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Comme le prétend l'affiche, cette comédie n'est pas si irrésistible que cela. Non, elle fait rire mais n'est pas hilarante. En tant que comédie elle est de bonne facture. On reconnaît le talent des frères Coen. Et nul doute que ce long-métrage va plus loin que la comédie gratuite.

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Tout d'abord, il s'agit là, et ce sont les mots des réalisateurs, "d'une libre adaptation de l'Odyssée", l'une de ces oeuvres qui ont traversées l'Histoire jusqu'à nous et qui j'espère continueront bien après nous. En effet on trouve tous ces éléments intégrés à une Amérique profonde des années 30. Evertt Mc Gill (Ulysse) s’évade d’un pénitencier avec deux comparses un peu niais. En chemin, ils rencontrent un vieil aveugle devin (la Pythie), un charlatan borgne (le Cyclope), trois nymphes faussement innocentes (les Sirènes)... pour finir par reconquérir une Penny un rien plus lubrique que la Pénélope imaginée par Homère.

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C'est dans des situations souvent surréalistes (je vous renvoie a "Barton Fink" des mêmes cinéastes) que se retrouvent empétrés nos héros. Une succession de situations grotesques qui rappellent le non moins célèbre "Big Fish" de Tim Burton, qui, à mon humble avis, emprunte le même schéma narratif. On retrouve d'ailleurs dans celui-ci un nom, Mr Cul Trempé, qui fait directement écho au groupe des "frères", "Les Culs Trempés"... Mais lorsque je disais que le film allait plus loin, c'est à la place réservée a la Musique que je pensais. En effet, celle-ci, même si elle emporte parfaitement le film lui-même, emporte également les hommes et ce, sans distinction de couleur de peau. La musique étant un Art, utilisé de telle sorte qu'elle dépasse et transcende même les simples barrières (qui n'en sont pas) des couleurs de peaux et des religions. Je pense bien évidemment a la scène du sauvetage de Tommy qui, capturé par le Ku Klux Klan ou encore a celle du concert la salle commune de la ville, donné par "Les Culs Trempés", ou l'un des prétendants au poste de gouverneur, va se "petit-suicider" en public en avouant qu'il appartient au KKK et en demandant le lynchage de nos Culs préférés. Ca se retournera bien sur contre lui. Et sur ce point là, j'ai trouvé que c'était traité de façon plus intelligente que la plupart des films (hollywoodiens). On découvre d'ailleurs de façon claire l'hypocrisie que l'on cannaît et qui parcourt le milieu politique.

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Sinon le jeu des acteurs - surtout Clooney, comme d'habitude et je commence a me répéter - qui est très bon, fait paraître le film moins classique. Et heureusement.                 L'acheter

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En voici quelques extraits :

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09 août 2006

Broken Flowers

     - SYNOPSIS:

Célibataire endurci, Don Johnston vient d'être quitté par Sherry, sa dernière conquête. Alors qu'il se résigne une nouvelle fois à vivre seul, il reçoit une lettre anonyme dans laquelle une des anciennes petites amies lui apprend qu'il est le père d'un enfant de 19 ans, et que celui-ci est peut-être parti à sa recherche. Sous les conseils de son meilleur ami Winston, détective amateur, il décide de mener l'enquête afin d'éclaircir ce mystère. Malgré son tempérament casanier, le sédentaire Don se lance alors dans un long périple, au cours duquel il retrouve quatre de ses anciennes amours. A travers ces visites-surprises, Don se retrouve confronté à son passé, et, du même coup, à son présent.

Film américain. Genre : Comédie dramatique Durée : 1h 45min. Année de production : 2004
De : Jim Jarmusch

Avec : Bill Murray, Jeffrey Wright, Sharon Stone
Sortie le : 07 Septembre 2005                                                    Distribué par Bac Films

     - CRITIQUE:

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Ce long-métrage a remporté l'année dernière le grand prix du festival de Cannes. Et ce n'est pas pour rien. Un brin poétique, cynique et désanchanté, Jim Jarmush nous illumine de tout son talent.

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Cette homme, Don Johnston, est pathétique au possible tant sa vie est creuse. Il est riche, a une grande maison, mais ni femme, ni enfant, a vrai dire pas de vie. C'est la qu'il trouve du réconfort sur son canapé cuir avec une bouteille de champagne. De plus a ce moment là, un plan génial introduit Don entre le mobilier et a son tour il devient un meuble. Son univers très froid, et rentre en complet contraste - même un peu caricatural tellement c'est opposé - avec la maison et famille nombreuse de son voisin qui lui sert d'ami, Winston - campé par l'excellent comédien Jeffrey Wright, il a d'ailleurs joué dans Syriana - tout aussi pitoyable dans son délire de détective amateur. Toute sa vie, Don a travaillé dans "l'ordinateur", boulot peut être bien payé mais qui visiblement implique une perte d'humanité.

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C'est alors que graçe à son ami Winston, il part a la recherche de son fils, ou devrais-je dire de sa vie. D'ailleurs tout lui est déjà prémaché, comme un bébé qui ne peut rien faire de lui même. Mais tout le génie du réalisateur se trouve a la fin. Car je crois que rarement dans un long-métrage vous ressentirez une telle frustration. Pendant tout le film on attend qu'une chose, la fin, le dénouement. Mais celui ci n'arrive pas, et même si la pilule est dure a avaler - c'est toujours surprenant - on se rend compte que l'on se trouve dans le même état que Don - qui est extrêmement bien interprété par Bill Murray - avec toutes les questions qui peuvent le tarauder. On ne sait pas on apprend rien, mais ce film a le mérite de poser de très belles question, là ou d'autres long-métrages croient apporter de bonnes réponses, sur la paternité, l'amour. Je pense qu'on pourrait le qualifier sans problème de road life movie. Un chef d'oeuvre de désenchantement a (a)voir absolument.

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Posté par Monsieur 7 à 15:23 - 7ème art - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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