24 août 2006
Shining (The Shining)
- SYNOPSIS:
Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le "Shining", est effrayé à l'idée d'habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles évènements passés...
Date de sortie : 16 Octobre 1980
Réalisé par Stanley Kubrick
Avec Jach Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd
Distribué par Warner Bros. FranceFilm britannique.
Genre : Epouvante-horreur - Durée : 2h - Année de production : 1980
Interdit aux moins de 12 ans
- CRITIQUE:
Attention Mesdames et Messieurs ! Shining est un voyage a sens unique dans une direction totalement éprouvante, j'ai nommé la folie. De ce coté là, "Blair Witch" lui est semblable. Mais la réalisation de Kubrick emporte le tout dans les hautes couches stratosphériques d'une terreur sans nom.
Jach Nicholson est brillantissime. Sûrement l'un des meilleurs rôles de sa carrière; mais il se cache quelque chose d'assez malsain dans son rôle, en effet, il nous est présenté au début comme quelqu'un de poli, courtois et très responsable. On s'attache donc, on s'identifie même, volontiers a lui. Puis lorsque sa "métamorphose" commence - Kubrick a d'ailleurs, je pense, mis volontairement de coté l'histoire du cimetière indien sur lequel aurait été construit l'hôtel, thème si cher a Stephen King mais qui aurait sans doute neutralisé l'impact du film - il devient plus abrupt, violent à l'égard de son entourage. Et c'est la que la perversité du projet apparaît, nous pauvre spectateur qui nous sommes identifiés à un gars sympa, sommes tourmentés, le gars sympa se transformant en "bête humaine", nous nous trouvons donc indirectement au même statut que ce pauvre bougre.
Il est possédé, possédé par ce qu'il entoure, et c'est fait de façon totalement insidieuse, on ne voit rien, on le devine, on devine une force démoniaque.
Pour vous montrer a quel point Kubrick était un grand, je vais prendre un exemple, un seul qui m'a bien marqué. La première fois que Jack s'exclu pour écrire, dans un plan arrière légerement éloigné, une musique extremement angoissante s'installe, lentement mais surement, sa femme approche pour lui apporter à manger et TADADAM ! A ce moment là, la musique chute et associée au geste de Jack qui retire violamment sa feuille de la machine à écrire, un déléctable frisson vous parcoure toute l'échine. Et vous sentirez cela a plusieurs reprises.
Ce film est une expérience réelement éprouvante. Aucune goutte de sang n'apparaît dans le métrage - si ce n'est une vague de sang mais ça ce n'est que le produit de la folie de la femme de Jack -, tout se joue sur la tension, la peur de la tension et celle de la mort.
La dernière scène est d'ailleurs absolument terrible, Jack chasse son propre fils dans un labyrinthe, et tout ça, sous la neige bienveillante. Un grand chef d'oeuvre de Kubrick - pour changer - a posséder obligatoirement. Si vous sombrez vous aussi dans la folie après avoir vu ce film ne vous inquiétez pas - même si vous êtes foutu - c'est une réaction normale a tous les Kubrick. Mais c'est tellement bon de perdre la boule !!!
Commentaires
Au putin !! Tu c'est que les film que tu regardes me font parfois très peur !!Lol déjà orange mécanique m'a choquer au début alors Lui jve bien me laisser tenter mais Je risque de devenir psycopate, ou même pire fou!!!, peureux et tout se qui sebnt suis!!!Mdrr
Bref Jvé le regarder parcekil me fait envie mais j'appréhende le moment ou je serai devant la télé!!Mdr Sur ce yop yop Vi
Enfin je le trouve !
Enfin un article sur Shinig ! Le meilleur film d'épouvante de tout les temps avec Psychose (à mon goût) on retrouve d'ailleurs des scénes analogues. J'étais scotché devant mon écran ce qui ne m'arrive pas souvent (à part avec Kubrick) ! Nicholson est vraiment brillant ! Et toutes les scénes avec lui sont un régal ! Le livre aussi est sympa mais un peu différend. D'ailleurs dans le livre, la chambre c'est la 217, mais ils ont changé pour le film car le gérant de l'hôtel était superstitieux
L'eloge de la Folie
Il est vrai que Shining est un long metrage remarquable sur bien des points sans aucun doute grâce à la personnalité génialement dérangée de son réalisateur.(En réalité le génial s'apparente trés souvent à la folie)Tout d'abord et tu l'as trés bien souligné ( je me permet de te tutoyer tu ne m'en tiendras pas rigueur) la musique est magnifiquement orchestrée tout au long du film notamment avec le morceau classique de Béla Bartok (si cher au coeur de Kubrick qui fait notre éducation musicale classique dans chacun de ses films) qui intervient lors de la scène du labyrinthe.Cette dernière m'a particulièrement plu car elle rappelle la chasse de nos débuts en tant qu'être humain et démontre ainsi que Jack Torrance dans sa folie traverse les âges dans cette chasse à l'homme calme et angoissante car aboutie.Sûr de lui car dépourvu d'angoisses et de complexes le fou est maître en son domaine, le fou ne connaît ni craintes ni échec, le fou ne pense plus qu'à son unique objectif, le fou est dépendant de ce qui l'a rendu fou mais le fou est libre en tant que fou....puisqu'il faut s'arrêter un jour, je m'arrête là.
Cher Dekadenselunatik,
je n'avais pas fait attention à ce commentaire. En effet, un autre avait accaparé toute mon attention.
Je ne suis donc pas d'accord avec ce que tu dis (mis a part le fait que Jack dans sa folie en vient à "traverser les âges", il n'est plus qu'une bête, un homme primitif. Ceci est tout a fait juste).
Je ne suis donc pas du tout d'accord quand tu dis que Kubrick avait une "personnalité génialement dérangée". C'est totalement faux. Pour faire tout ce qu'il a pu faire ("2001", "Orange Mecanique", "Barry Lindon", "Full Metal Jacket", "Eyes Wide Shut"), il faut au contraire être extrêmement lucide et intelligent. Et la folie ne permet pas la lucidité car le fou est obsédé, il ne voit que ce qui fait sa folie. Ainsi, le fou est loin d'être libre. Il est prisonnier de sa folie et Jack Torrance en est la preuve. IL DOIT tuer son fils et sa femme. Il n'est donc pas libre. Il est l'objet de l'hôtel (incarné par le barman), et donc son prisonnier.
Sur ce, aurevoir.
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